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Peñarol Montevideo

09.03.2013 PRIMERA DIVISION 2012/2013
Peñarol Montevideo - Bella Vista 2:0

Le stade ressemble au dessin animé « Meet the Flinstons ». Une entrée pour Platea America coûte 320 pesos (soit à peu près 17 USD). Les sièges sont en pierre. Heureusement qu’il faisait assez chaud ce soir-là, cela m’a évité d’avoir des hémorroïdes.
La buvette du stade, prise d’assaut aussi bien par les enfants que par les adultes, regorge de coca, frites et bonbons. Pendant le match, de nombreux vendeurs ambulants se faufilaient habilement dans les différents secteurs du stade, proposant essentiellement sandwichs et boissons ainsi que…des parapluies marqués du logo de Peñarol. J’eus la surprise de voir qu’un jeune couple non loin de moi achetait ce gadget avec une satisfaction évidente.
Le stade lui-même a été construit pour accueillir la première Coupe du Monde qui eut lieu en 1930. Le premier match se déroula le 18 juillet de cette année-là (l’Uruguay gagna contre le Pérou 1-0). A noter que ce même stade accueillit la finale Uruguay-Argentine 4-2. Aujourd’hui, les deux grandes équipes rivales de Montevidéo, Peñarol et Nacional,se partagent l’Estadio Centenario.
La rencontre était surveillée par la police, dont une patrouille équestre composée de quatre têtes : deux policiers et deux chevaux. La patrouille en question réprimanda un jeune homme en train de boire une bouteille de bière avec un plaisir évident. Préférant ne pas discuter, que ce soit avec les chevaux ou avec les policiers, le jeune homme en question s’éloigna pour finir sa bière et s’assurer ainsi un surplus d’énergie avant d’entrer dans le stade.
Avisant la seule ( !) boutique proposant des souvenirs, je voulus y acheter un maillot de l’équipe Peñarol, manière de commémorer ma visite du stade le plus célèbre d’Uruguay. Le fournisseur local ne s’attendait visiblement pas à ce qu’il y ait de la demande pour la taille XXL. Vu son air dépité, j’eus pitié de lui et lui achetai une casquette (made in China).
L’équipe hôte domina le match et Bella Vista parut anéanti. Après tout, c’étaient les leaders qui rencontraient la lanterne rouge. Je m’attendais, personnellement, à voir un football technique, typiquement « latin » mais je pus observer pas mal d’affrontements violents. Pour le public, il n’ya avait aucun doute en ce qui concernait l’issue du match. Peñarol s’assura la victoire, mais celle-ci fut loin d’être écrasante.
L’équipe de Peñarol se composait principalement de joueurs de la sélection nationale, à l’exception du gardien de buts (argentin) et de l’arrière gauche , Torres, du Paraguay (s’il y a un lien avec Fernando Torres, il ne peut être que lointain). Pacheco, maillot numéro 8, fit son entrée sur le terrain pour la seconde mi-temps, et se montra très inspiré, donnant du coup plus de nerf au spectacle. Son jeu qui alliait créativité et fluidité sauva la partie d’un ennui sous-jacent. Pacheco est une personnalité vraiment à part : la manière dont il se déplace fait penser à Charlie Chaplin. Si l’on fait abstraction de son âge (36ans), il aurait très bien pu se retrouver sur les listes des chasseurs de têtes des ligues européennes.
Une agréable surprise d’après match : le même chauffeur de taxi qui m’avait amené au stade m’attendait pour me reconduire à mon hôtel. Nous avons parlé de football pendant tout le trajet. Il parlait un anglais fort correct ayant passé 5 ans au Canada. Ce sujet me semble être une excellente base de communication, indépendamment des origines, races, ou âges des interlocuteurs, et peu importe l’endroit où se déroule la conversation.